Claudine Houet, maquilleuse artistique

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Claudine Houet, maquilleuse artistique

Claudine Houet, maquilleuse artistique

Nous avons rencontré Claudine, par hasard, dans un établissement de la capitale. Nous étions tranquillement en train de boire un verre et nous discutions de nos métiers respectifs.

C’est avec un grand plaisir que nous avons découvert le monde de Claudine, un monde bercé de créativité, de couleurs et de sensibilité.

Bonjour Claudine !

Vous m’avez donc expliqué lors de cette rencontre que vous étiez « maquilleuse artistique ». Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier et en quoi diffère-t-il du simple maquillage féminin ?

Je ne suis pas maquilleuse esthétique. Je ne fais que maquiller. Pas de soins, massages ou autre via ma formation. Je ne suis rattachée à aucune marque, mon but n’est pas vendre des produits cosmétiques. Il m’arrive de faire de l’esthétisme, à savoir de rendre purement les gens beaux, mais pas seulement. Je compose, transforme et interprète avec divers facteurs comme la physionomie, la lumière par exemple avec filtres, le rôle que la personne joue (une mère de famille, une Rosetta ou une vamp sont trois profils très différents). Et donc en quelque sorte je mets des effets pour crédibiliser une image.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à cette discipline ?

Le hasard. Je faisais un régendat en arts plastiques. Je devais faire un stage, et, allant au théâtre, un jour j’ai tilté sur le fait que tout ces gens étaient maquillés…C’est juste un autre support qu’une feuille ou une toile ;-)

Quels sont les domaines intéressés par le maquillage artistique, qui sont vos principaux clients ?

La photo mode ou pub, défilés, films publicitaire ou cinéma, tv, event et théâtre.

Dans quel domaine préférez-vous exercer ? Pour quelles raisons ?

J’ai beaucoup de chance, j’aime un peu de tout, la coiffure et l’habillage y compris. Chaque domaine est différent par la technique maquillage mais aussi par le cadre et contexte de travail. Par exemple, une pub film ou shooting a un côté plus spontané qu’une émission tv ou qu’une pièce de théâtre. On change de lieu, d’équipe, de projet et tout ça se boucle sur une courte durée, genre une journée. La tv, c’est plus structuré et cadré. En théâtre et cinéma, le projet s’inscrit sur la longueur. Une pièce demandera chaque soir le même travail tandis qu’au cinéma, il faut toujours situer la scène par rapport à l’ensemble de l’histoire, exemple une personne qui évolue dans une histoire vit des évènements qui la marquent ; un réveil, une migraine, une bagarre etc. En event, c’est souvent plus créatif. Ce qui me plait c’est que je trouve dans ces différents milieux une complémentarité dans les énergies déployées. Et au niveau de la technique maquillage, c’est différent aussi.

Comment se passe la création ? Vous laisse-t-on souvent libre de créer votre maquillage ou alors vous devez suivre des instructions précises ?

Ca dépend. Il y a d’office un briefing avant pour que je vois dans quel univers se situe le projet, et, comment il est perçu par les réalisateurs, créatifs, chefs opérateurs, producteurs et comédiens. Et, selon ça, j’ai une marge de manoeuvre. Mais je me considère technicienne artistique plus qu’artiste. Et ce parce que je réponds toujours à une demande et que je m’inscris dans un collectif de gens qui offrent leurs compétences au service d’un projet.

Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui souhaiteraient se former au maquillage artistique ?

Accrochez-vous ;-) . Honnêtement ce n’est pas facile. C’est un métier passion et donc, par définition, compétitif. Faites une formation adaptée, restez vous-même et donnez-vous les moyens.

Découvrez son profil ARTFOLIA : Claudine Houet, maquillage artistique

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »