Article publié sur ARTFOLIA : http://www.artfolia.be/FR/fr/les-articles-de-nos-membres/8-expositions/31-corentin-walravens-photographe

Avec Corentin, nous sommes plongés dans l’insolite d’une situation cocasse, d’un moment qui semble surréaliste ou d’un portrait chargé d’une expression intense.

En le rencontrant, il nous a permis de voyager le temps d’une expo de la Chine à New York, de la Belgique à Londres…

Corentin photographie presque toujours des personnes conscientes ou non d’être le sujet de son attention.

Corentin Walravens - photographe

Avec son air rêveur et lointain, Corentin nous touche par la précision de ses clichés, par l’harmonisation des couleurs que l’on découvre dans certains clichés. On lui découvre également beaucoup d’humour : une photo d’un Gilles de Binche en train d’uriner, un fumeur dans une pose nonchalante habillé d’un costume de Batman… Chaque photo révèle un naturel éclatant qui contraste avec l’incongruité de la situation.

Corentin a assurément un talent pour nous communiquer, à travers la photo, la manière dont il perçoit le monde.

Interview de Corentin :

Depuis quand pratiques-tu la photographie ?

J’ai acheté un appareil photo durant l’été 2006, je m’y suis mis plus sérieusement à partir de 2007.

Que recherches-tu à travers cet art ?

Je recherche le moment jubilatoire de la bonne photo. Je ne pêche pas, mais j’imagine que le pêcheur qui fixe le flotteur pendant une heure doit ressentir à peu près la même chose quand le poisson mord à l’hameçon. La photo reste donc avant tout un hobby et un jeu, elle ne répond pas à un besoin impérieux (bien que je n’ai pas essayé d’arrêter).

Tu réalises de très belles photos où tu joues avec l’expression de la personne et la situation. Comment t’y prends-tu pour faire ces images ?

Merci ! Les situations ou l’expression de sujets humains sont de bons moyens de restituer une ambiance ou un affect, elles ne doivent pas devenir une finalité en soi. Je n’ai pas de modus operandi arrêté : je furète, j’observe. Parfois, je déniche un sujet avant de le suivre pendant plusieurs minutes. D’autres fois, je définis d’abord le cadre sur un lieu de passage, et j’attends qu’un sujet adéquat se présente. Je ne demande jamais la permission et sauf de rares exceptions, je photographie les gens de près. C’est une activité pleine de surprises, ça va sans dire.

D’où tires-tu l’inspiration qu’on sent dans tes œuvres ?

Pas facile de répondre. Je me nourris d’ambiance, c’est-à-dire que - indépendamment de la photo - je suis toujours à la recherche de moments ou d’expériences sensorielles qui sortent de l’ordinaire ou qui induisent une sensation particulière. Bien sûr, le jeu consiste à essayer de capturer ces moments avec un appareil photo, pas facile ! Pour résumer, ce sont bien plus les sensations qui m’inspirent que les émotions.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune photographe qui souhaiterait réaliser un reportage dans le thème que tu abordes ?

Peu importe le “thème abordé”, quand il s’agit de photographier des gens dans la rue, il vaut mieux privilégier les courtes focales.

Quels sont les photographes qui t’inspirent ?

Martin Parr m’a influencé quand j’ai commencé la photo. Sinon, il y a les innombrables photographes amateurs qui postent leurs images sur le web. On trouve parfois des perles quand on cherche un peu.

Peux-tu me fournir les dates de tes prochaines expos ?

- à partir du 25 mars pendant 3 semaines/1mois, au Café de la Maison du Peuple sur le parvis de St-Gilles

- les 24 et 25 avril : parcours d’artistes du Maelbeek à Bruxelles. Ce sera au 64 rue de l’Ermitage, avec mon amie Tamar Kasparian qui est peintre.

- le samedi 24 avril toujours : 2ème édition de l’expo collective Brussels is Underground, galerie halhenhalf rue de la clé 19 à 1000 Bruxelles

- à partir du jeudi 6 mai et pendant deux mois, expo au Flip, 40 chaussée de Boondael, à deux pas de la place Flagey.

Découvrez quelques photos de l’expo à la Maison du Peuple ici